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WEF: 395 millions d'emplois avec des solutions plus vertes

Zürich, 15.07.2020

 

Une économie plus verte après le coronavirus pourrait aboutir à 395 millions d'emplois d'ici 2030, selon le Forum économique mondial (WEF). L'organisation a estimé mercredi à Genève que les possibilités d'affaires s'étendent à plus de 10'000 milliards de dollars.

Dans un rapport, elle relève notamment que des entreprises ont amélioré leurs ventes tout en augmentant la valeur ajoutée pour l'environnement. Elle mentionne l'utilisation de capteurs dans certaines branches en Indonésie, des infrastructures vertes en Chine ou le rétablissement d'écosystèmes dans d'autres pays.

Les populations appellent de plus en plus les gouvernements et les entreprises à davantage d'efforts sur ces questions, affirme une responsable du WEF. Dans l'agriculture, l'alimentaire ou la protection des océans, plus de 190 millions d'emplois additionnels pourraient être lancés d'ici 2030 et environ 3400 milliards de francs pourraient être obtenus ou économisés. Il faudrait diversifier ce que les citoyens mangent, recourir aux technologies innovantes pour l'agriculture, recycler les vêtements ou encore améliorer le lien avec les écosystèmes marins.

Autre effort, des dispositifs sur les infrastructures ou encore sur les bureaux, logements et transports pourraient eux aboutir à près de 120 millions d'emplois supplémentaires. Les revenus additionnels ou les économies atteindraient alors environ 3000 milliards de dollars. L'utilisation des nouvelles technologies pour les bâtiments, la réduction des fuites d'eau urbaines ou encore la gestion des déchets constituent des composantes sur cette question.

L'augmentation de la demande énergétique pourrait elle provoquer environ 87 millions d'emplois supplémentaires et 3500 milliards de dollars de revenus ou économies. Pour les atteindre, il faut améliorer la récupération des ressources et réduire la consommation d'eau dans la branche de l'extraction. Ou encore réutiliser certaines composantes automobiles. Ou étendre les énergies renouvelables.

Le rapport appelle les gouvernements à accompagner les entreprises avec des dispositifs comme davantage d'indicateurs économiques que le Produit intérieur brut (PIB), des incitations à l'innovation ou encore un soutien financier plus important pour les solutions durables. La directrice exécutive d'ONU Environnement relève le rôle des entreprises "pour arrêter" la perte de biodiversité d'ici 2030. "Nous devons utiliser la crise provoquée par la pandémie" pour investir dans la biodiversité et de meilleures économies, relève le président costaricain Carlos Alvarado qui s'est associé à ce rapport.