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Trump va confirmer un lobbyiste comme ministre de l'environnement

Zürich, 17.11.2018

 

Le président américain Donald Trump a laissé entendre vendredi qu'il nommerait officiellement à son poste le ministre par intérim de l'environnement, Andrew Wheeler. L'ex-lobbyiste des secteurs du charbon et de l'énergie avait pris les rênes de l'EPA après la démission de Scott Pruitt en juillet.

Donald Trump l'a glissé lors d'une cérémonie de remise de médailles à la Maison-Blanche. Désignant le ministre par intérim de l'agence de protection de l'environnement (EPA), le chef de l'exécutif a dit: "L'administrateur par intérim, qui je vous le dis va être permanent, a fait un travail fantastique et je veux le féliciter".

Aux Etats-Unis, les ministres et grands responsables du gouvernement sont nommés par le président, mais doivent être confirmés par le Sénat.

Auparavant numéro deux de l'EPA, il avait pris les rênes de l'agence en juillet après la démission forcée de Scott Pruitt, rattrapé par des scandales de dépenses. Les deux hommes ont en commun la volonté de défaire méthodiquement le bilan environnemental des huit années de la présidence de Barack Obama.

Cour suprême pour le DoJ

Parmi les grandes décisions de l'ère Trump figurent l'annulation d'un plan antipollution visant les centrales au charbon et le lancement d'une procédure pour assouplir des normes antipollution de voitures après 2025. Mais le chantier de déréglementation est contesté en justice par des Etats, ce qui reportera à plusieurs années l'éventuelle entrée en vigueur des nouvelles mesures.

Du côté du département de la justice, la controverse qui entoure la désignation de Matthew Whitaker au poste de ministre est désormais entre les mains de la cour suprême des Etats-Unis. Des juristes ont demandé à la plus haute juridiction du pays de se prononcer sur la légalité de la décision prise la semaine dernière par Donald Trump.

Selon certains de ses détracteurs, la nomination de Matthew Whitaker, un proche de Donald Trump, en remplacement de Jeff Sessions viole la constitution et la législation fédérale.

Les juristes, qui ont sollicité l'avis de la cour suprême, estiment que c'est l'actuel ministre-adjoint de la justice Rod Rosenstein qui aurait dû remplacer Jeff Sessions.

Les démocrates redoutent que M. Trump cherche à nuire à l'enquête menée par les équipes du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe présumée dans la campagne présidentielle de 2016 et une possible collusion entre le Kremlin et des membres de l'équipe de campagne Trump.