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Trump s'entretient du Venezuela avec ses homologues sud-américains

Zürich, 19.09.2017

 

Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois dénoncé lundi la "dérive autoritaire" de son homologue vénézuélien Nicolás Maduro lors d'un dîner de travail avec plusieurs dirigeants sud-américains. Le Venezuela est en train de "s'effondrer", a-t-il lancé.

Le président américain avait invité pour l'occasion ses homologues brésilien Michel Temer, colombien Juan Manuel Santos et panaméen Juan Carlos Varela, ainsi que la vice-présidente argentine Gabriela Michetti, en marge de l'assemblée générale des Nations unies à New York.

"Les Vénézuéliens meurent de faim et leur pays est en train de s'effondrer. Cette situation est totalement inacceptable", a déclaré Donald Trump. Il s'est dit prêt à prendre "des mesures supplémentaires" pour ramener le Venezuela sur le chemin "de la démocratie et de la liberté". "Nous voulons que cela se produise très prochainement", a-t-il insisté.

Nouvelles mesures envisagées

Le président américain, qui avait brandi il y a quelques semaines la menace d'une intervention militaire au Venezuela, est resté plus prudent lundi devant ses pairs sud-américains, qui avaient vivement critiqué ses propos. Il a toutefois assuré, sans plus de précisions, que son gouvernement pourrait prendre de nouvelles mesures. Washington a déjà imposé des sanctions au Venezuela.

"Ce que nous voulons tous, c'est que le Venezuela redevienne une démocratie et nous exerçons toute la pression possible pour que cela se produise", a déclaré Juan Manuel Santos à l'agence Bloomberg. Le président colombien a ajouté qu'il espérait "une transition démocratique pacifique au Venezuela".

Pour Michel Temer, qui s'est exprimé à l'issue de la réunion, "tous les participants ont souligné la nécessité d'une solution démocratique" à la crise au Venezuela.

Le Venezuela, pays producteur de pétrole, est ruiné par la chute des cours du brut. Excédés par les pénuries alimentaires et une inflation vertigineuse, des milliers de ses habitants ont manifesté de façon quasi quotidienne, entre avril et juillet, pour exiger le départ de M. Maduro, élu en 2013 et dont le mandat s'achève début 2019. Au moins 125 personnes ont été tuées en marge de ces manifestations.