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Tillerson à Londres pour s'entretenir de la situation nord-coréenne

Zürich, 14.09.2017

 

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson s'est rendu jeudi à Londres pour des entretiens diplomatiques. Il a d'abord rencontré la Première ministre britannique Theresa May avec qui il a discuté de la Corée du Nord et de la Libye. Il s'est ensuite entretenu avec son homologue Boris Johnson.

Les deux responsables ont également évoqué l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont Theresa May "a souligné l'importance pour éviter que l'Iran se dote d'armes nucléaires", selon un porte-parole britannique. Le président américain Donald Trump doit décider mi-octobre s'il "certifie" devant le Congrès américain que Téhéran respecte l'accord, ou s'il remet en cause ce texte cher aux Européens.

Le chef de la diplomatie américaine s'est ensuite réuni avec son homologue britannique Boris Johnson et un responsable français pour évoquer la coordination de l'aide après le passage de l'ouragan Irma aux Caraïbes ainsi que la crise nord-coréenne.

Sur la même longueur d'onde

Le dernier essai nucléaire de Pyongyang a entraîné l'adoption lundi de nouvelles sanctions par le Conseil de sécurité des Nations unies. Rex Tillerson "ne perd jamais une occasion" de "souligner la nécessité d'accroître la pression sur la Corée du Nord afin de réunir tous les outils diplomatiques, militaires et économiques pour parvenir à la dénucléarisation de la péninsule coréenne", a expliqué à des journalistes un haut responsable du département d'Etat, Brian Hook.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont d'accord sur le fait que "la communauté internationale doit continuer à faire pression de manière concertée sur le régime" de Kim Jong-Un, selon le porte-parole du gouvernement britannique.

La Chine doit utiliser le levier de ses exportations de pétrole vers la Corée du Nord pour faire pression sur le régime de Pyongyang en vue d'une résolution diplomatique de la crise nucléaire nord-coréenne, a déclaré de son côté le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.

Londres et Paris ont soutenu la fermeté de Washington à l'ONU. Le projet de sanctions draconiennes initial a toutefois été amendé pour obtenir l'aval de la Chine et de la Russie, principaux partenaires de la Corée du Nord. Européens et Américains étudient la possibilité de prendre d'ultérieures sanctions unilatérales.

Réunion sur la Libye

Boris Johnson et Rex Tillerson ont enfin apporté leur soutien aux efforts de l'émissaire de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé, qui leur a exposé la situation dans ce riche pays pétrolier livré au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Des représentants français, italien, égyptien et des Emirats arabes unis ont participé à cette réunion sur la Libye.

"La Libye est en première ligne de notre lutte commune" contre le terrorisme, a souligné Boris Johnson. Il a souhaité des élections le plus vite possible, en 2018 si possible, tout en reconnaissant qu'il ne fallait pas les organiser "trop rapidement".