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Statu quo monétaire de la Banque du Japon

Zürich, 15.07.2020

 

La Banque du Japon (BoJ) a maintenu mercredi sa politique monétaire inchangée. Elle a toutefois à nouveau dégradé sa prévision concernant le produit intérieur brut (PIB) du pays sur l'exercice 2020/21, face à l'impact de la crise liée au nouveau coronavirus.

La BoJ s'attend désormais à une contraction du PIB nippon comprise entre 4,5% et 5,7% sur cet exercice allant du 1er avril 2020 au 31 mars 2021, contre un repli anticipé entre 3% et 5% lors de sa précédente prévision en avril.

"L'économie japonaise va probablement s'améliorer progressivement dans la seconde moitié de cette année [...] mais le rythme de la reprise devrait être modéré alors que l'impact du nouveau coronavirus persiste au niveau mondial", a estimé l'institution dans un communiqué.

Elle table sur une croissance du PIB nippon comprise entre 3% et 4% sur l'exercice 2021/22, contre une fourchette comprise entre 2,8% et 3,9% lors de sa dernière estimation en avril.

Déflation

S'agissant des prix à la consommation au Japon, la BoJ prévoit toujours une légère déflation sur l'exercice en cours (attendue entre -0,4% et -0,6%), quasi inchangée par rapport à sa prévision d'avril (-0,3% à -0,7%).

Les prix à la consommation, hors produits frais, devraient rester "affectés par le Covid-19 et le récent déclin des prix du pétrole" pour l'heure, mais ces pressions devraient "progressivement se dissiper" avec la reprise de l'économie et des cours du pétrole, rappelle la BoJ.

Elle mise ainsi toujours sur un retour modéré de l'inflation en 2021/22, entre 0,2% et 0,5%, contre une prévision précédente comprise entre 0% et 0,7%.

L'institution a reconduit mercredi son taux d'intérêt négatif de 0,1% sur les dépôts des banques auprès d'elle et réaffirmé sa politique visant à racheter autant d'obligations publiques japonaises que nécessaire pour maintenir leurs rendements à dix ans autour de zéro.

La BoJ a pris une série de mesures exceptionnelles depuis mars pour amortir le choc de la pandémie sur l'économie japonaise. Elle a notamment mis en place des mécanismes de prêt à taux zéro aux entreprises et a renforcé significativement ses rachats d'actifs.