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Nicolas Maduro appelle l'armée à la loyauté

Zürich, 25.08.2017

 

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a mis en garde jeudi les militaires contre toute "fracture" au sein de leurs rangs. Il a appelé "ceux qui doutent" à quitter l'armée "immédiatement".

"Il faut serrer les rangs pour la patrie, le temps n'est pas aux fractures, quelles qu'elles soient", a lancé devant la hiérarchie militaire M. Maduro, qui fait face depuis avril à une violente vague de contestation populaire.

Le président s'exprimait lors d'un discours avant des manoeuvres militaires convoquées pour la fin de la semaine face aux menaces d'intervention armée américaine contre le Venezuela lancées il y a deux semaines par le président Donald Trump.

"Soit vous êtes pour Trump et l'impérialisme, soit vous êtes pour les forces armées et la patrie. Ici personne ne peut se cacher, jamais le Venezuela n'a été menacé à ce point", a-t-il asséné. Soyez "prêts à vous battre avec fierté, avec les armes, contre une éventuelle invasion" américaine, a poursuivi Nicolas Maduro.

Estimant que les Etats-Unis "traitent (le Venezuela) comme une dictature", le chef de l'Etat vénézuélien a accusé Washington de préparer un "blocus naval", afin d'empêcher les exportations de pétrole dont dépend l'économie du pays.

Fidélité sans faille

L'opposition a appelé à plusieurs reprises l'armée à rejoindre sa cause. Mais à l'exception de quelques actions isolées, comme l'attaque menée début août par deux officiers rebelles contre une base militaire du nord du pays, les forces armées sont jusqu'ici restées imperturbablement loyales au chef de l'Etat.

M. Maduro fait face depuis début avril à une violente vague de contestation qui a fait au moins 125 morts. L'opposition le considère comme responsable de la grave crise économique que traverse actuellement le pays.

Elle lui reproche aussi d'avoir fait élire une assemblée constituante "fantoche", qui s'est désormais emparée des pouvoirs législatifs du parlement, seule institution jusqu'ici dominée par l'opposition. L'assemblée a confirmé jeudi que la future Constitution qu'elle doit rédiger sera soumise à un référendum.