Gazenergie

L'inflation stable à 2,6% en juillet

Zürich, 15.08.2017

 

L'inflation au Royaume-Uni est restée inchangée à 2,6% en juillet sur un an. Une moindre augmentation du prix de l'essence a compensé l'accélération de la hausse des prix de nombreux produits essentiels, a annoncé mardi l'Office des statistiques nationales (ONS).

Ce résultat est un peu inférieur aux attentes des analystes, qui s'attendaient à une progression de 2,7% d'après un consensus établi par Bloomberg. Avec des cours du pétrole déprimés, le prix de l'essence n'a augmenté en moyenne que de 2% contre 4,1% en juin sur un an.

Mais le coût de la nourriture (+2,9% contre 2,6% en juin), des vêtements (+3,6% contre 3,0%) et des produits électroménagers (+5,1% contre 3,8%) a augmenté plus vite, au moment où une livre faible renchérit le coût des importations sur fond de négociations sur le Brexit.

Les prix de l'électricité ont même franchement augmenté (+9,0% en juillet contre +7,7% en juin sur un an).

Le Brexit a dopé l'inflation

L'inflation s'est fortement accélérée depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE lors du référendum du 23 juin 2016, qui a entraîné une dégringolade de la livre sterling - les cambistes tablant sur de moins bonnes perspectives économiques pour un Royaume-Uni s'éloignant des rives européennes.

La monnaie britannique a perdu environ 13% face au dollar et 16% vis-à-vis de l'euro depuis ce vote surprise, ce qui élève le coût des produits importés au Royaume-Uni et rejaillit in fine négativement sur le pouvoir d'achat des consommateurs.

Les économistes sont assez divisés sur le fait de savoir si l'inflation a déjà passé son pic, après être montée jusqu'à 2,9% en mai. Mais pour l'heure, la Banque d'Angleterre prévoit qu'elle atteigne 3,0% en octobre, avant de décroître.

Perte de pouvoir d'achat

D'après des statistiques distinctes diffusées par l'ONS mi-juillet, le pouvoir d'achat des ménages s'est contracté de 0,7% pendant la période de mars à mai. La hausse des salaires est en effet dépassée par celle des prix depuis plusieurs mois, ce qui fait craindre pour la consommation et, partant, pour la croissance britannique qui en dépend lourdement.

Le Produit intérieur brut a progressé de 0,3% au deuxième trimestre, après un net coup de frein enregistré au premier trimestre au cours duquel il n'avait progressé que de 0,2%. Les économistes et le FMI ne prévoient toutefois qu'un ralentissement modéré de la croissance du pays pour l'ensemble de l'année.

Les économistes indépendants sondés par le Trésor britannique estiment en moyenne que la croissance pourrait s'élever à 1,6% en 2017 contre 1,8% l'an passé.