Gazenergie

Les transferts d'argent vers les pays pauvres devraient croître

Zürich, 03.10.2017

 

Les transferts d'argent, source cruciale de revenus pour les pays pauvres, devraient s'accroître cette année après deux années de baisse, selon un rapport publié mardi par la Banque mondiale.

Le montant des fonds envoyés dans les pays à revenus faibles ou moyens devrait augmenter de 4,8% pour atteindre 450 milliards de dollars (434 milliards de francs), a-t-elle précisé.

L'expansion économique en Russie, en Europe et aux Etats-Unis permet aux migrants et à leurs familles d'envoyer davantage d'argent cette année à destination de l'Afrique subsaharienne, de certains pays d'Europe, de l'Asie centrale, de l'Amérique Latine et des Caraïbes.

En revanche, la chute des prix du pétrole dans les pays du Golfe, traditionnellement sources importantes de transferts de capitaux vers l'Asie du Sud-est, a découragé le recrutement de travailleurs étrangers.

"Les transferts d'argent sont vitaux pour les pays en voie de développement", rappelle Dilip Ratha, qui a dirigé l'étude et qui est cité dans un communiqué. "C'est particulièrement vrai après des désastres naturels, tels que le récent tremblement de terre au Mexique ou les ouragans dévastateurs dans les Caraïbes".

Inde en tête

Envoyer 200 dollars vers son pays d'origine coûtait 7,2% en moyenne au troisième trimestre, un tarif qui est resté stable mais supérieur à ce qui est jugé optimal, selon ce rapport. Aussi M. Ratha appelle-t-il les pays à abaisser le coût du transfert d'argent vers les pays pauvres.

Dans le détail, l'Inde est sur la bonne voie pour être le pays ayant reçu le plus d'afflux de capitaux de l'étranger cette année, avec une somme cumulée de 65 milliards de dollars, suivie par la Chine avec 61 milliards, les Philippines (33 milliards) tandis que le Mexique devrait recevoir la somme record de 31 milliards.

La Banque mondiale estime que la hausse des transferts d'argent devrait se poursuivre l'année prochaine, tablant sur +3,5% à 466 milliards de dollars.

Au total, les transferts vers l'étranger incluant ceux à destination des pays riches devraient s'élever à 596 milliards en 2017 (+3,9%) et à 616 milliards en 2018 (+3,4%), précise enfin l'institution.