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Les soldats doivent continuer de ramener leur arme à la maison

Zürich, 21.09.2017

 

Les soldats suisses doivent continuer à conserver leur arme de service à la maison. Le National a infligé jeudi un nouveau désaveu à la gauche qui voulait imposer un stockage dans des lieux sécurisés de l'armée afin de prévenir des accidents.

Il a enterré par 120 voix contre 59 une motion de Chantal Galladé (PS/ZH). La conservation de l'arme d'ordonnance dans les ménages privés ne se justifie pas au regard de la politique de sécurité, il arrive encore que des gens soient tués par des armes d'ordonnance, a argumenté en vain la socialiste. Leur nombre a reculé à 200 par an grâce au durcissement de la législation, mais "c'est encore trop".

La conservation à domicile de l'arme personnelle répond à un besoin militaire, a rétorqué le ministre de la défense Guy Parmelin. Elle est nécessaire pour que les formations mobilisées soient en mesure de garantir rapidement la sécurité voulue.

Le peuple a dit "non"

Les Suisses ont nettement repoussé en 2011 par 56,3% l'initiative "pour la protection face à la violence des armes" qui voulait imposer la conservation de l'arme à feu des militaires dans des locaux sécurisés de l'armée. Des mesures ont néanmoins été prises pour améliorer la sécurité.

Depuis la fin de l'année 2007, les militaires n'emportent plus de munitions de poche à la maison. Depuis le 1er janvier 2010, ils peuvent gratuitement et sans justification mettre leur arme personnelle en dépôt dans un centre logistique de l'armée. En 2016, 70 militaires se sont vu retirer leur arme car ils présentaient un danger.

"L'armée suisse ne remettra jamais à un militaire une arme s'il risque d'en faire un mauvais usage à domicile", a estimé le conseiller fédéral. Les militaires doivent être prêts à défendre leur vie pour défendre le pays et la population. Il est donc normal qu'on les autorise à prendre leur arme à domicile.

Pour Mme Galladé, le "non" du peuple à l'initiative populaire ne justifie pas l'abandon de sa revendication. C'est l'essence de la démocratie, les femmes n'auraient jamais eu le droit de vote sans plusieurs votations sur le sujet.