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Le trafic des aéroports européens en nette reprise

Zürich, 10.08.2017

 

Le trafic des aéroports européens a fait un bond de 9% au premier semestre, sans précédent depuis plus de dix ans, a annoncé jeudi l'organisation ACI Europe. Le secteur connaît une nette reprise après une année 2016 marquée par les attaques terroristes.

"Pour les aéroports européens, il s'agit de loin de la meilleure performance pour un premier semestre depuis plus de 10 ans", a déclaré Olivier Jankovec, directeur général d'ACI Europe, qui représente plus de 500 aéroports de 45 pays européens, cité dans un communiqué.

Cette croissance importante s'explique par le rebond de certains des marchés affectés en 2016 par des attaques terroristes (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique et Turquie), le retour d'une forte demande en Russie - en moindre mesure en Turquie -, l'amélioration continue de la situation économique et un prix du pétrole restant inférieur à 55 dollars le baril, selon l'ACI.

Les cinq plus grands aéroports européens ont enregistré une hausse du trafic de 4,3% au premier semestre (contre seulement 1,6% en 2016), Amsterdam-Schiphol (+8,7%), Paris-Charles de Gaulle (+5,2) et Francfort (+4,5%) sont en tête. Londres-Heathrow a enregistré 3,9% de croissance en dépit de sa saturation. Istanbul-Atatürk, cible d'un attentat en juin 2016, a perdu du terrain (-1,1%).

Dynamique des compagnies à bas coûts

Les aéroports de taille moyenne et les hubs secondaires ont enregistré de très fortes progressions tirées par la dynamique low-cost et les compagnies traditionnelles non-européennes. Le trafic à Reykjavik/Keflavik (Islande) a ainsi bondi de près de 40%, celui de Saint-Pétersbourg (Russie) de 26%, celui de Kiev (Ukraine) de 29,4% et d'Antalya (Turquie) de 29,2%.

Selon M. Jankovec, les perspectives sont "très positives" pour le reste de l'année avec une économie qui devrait rester en croissance et des prix du pétrole contenus, "à condition qu'il n'y ait pas de nouveaux bouleversements géopolitiques".

"Le Brexit reste la préoccupation numéro un pour de nombreux responsables d'aéroports compte tenu de l'incertitude entourant les négociations", selon lui.

"Le compte à rebours pour mars 2019 est en marche et si aucun progrès n'est réalisé dans les mois à venir, nous risquons de voir des effets négatifs pour l'aviation dès l'année prochaine", a-t-il ajouté.