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Le gouvernement bernois appelle à "serrer les rangs"

Zürich, 17.09.2017

 

Le gouvernement bernois ne cache pas sa satisfaction dimanche après la décision des citoyens de Belprahon et Sorvilier de demeurer dans leur canton. N'hésitant pas à parler de "journée historique", les deux conseillers d'Etat dépêchés dimanche dans le Jura bernois ont appelé à "serrer les rangs".

Pour le Conseil-exécutif, "ce jour historique marque la fin du processus destiné à clore la Question jurassienne, conformément à la Déclaration d'intention du 20 février 2012 entre les cantons de Berne et du Jura. Le gouvernement comprend la déception de tous ceux qui auraient voulu changer de canton, mais la démocratie a parlé", a dit son président, le Vert Bernhard Pulver, devant les médias à Courtelary (BE).

Il est temps désormais que tous les camps serrent les rangs et consacrent ensemble leur énergie au développement de leur commune. Les habitants de Belprahon et de Sorvilier méritent de tourner la page des oppositions et de saisir les opportunités qui s'offrent à eux.

Le Conseil-exécutif tend la main à toutes les parties pour bâtir l'avenir. Et Bernhard Pulver de préciser à l'intention de son homologue jurassien qu'il attend de celui-ci qu'"il nous accompagne dans un esprit constructif".

Le conseiller d'Etat représentant le Jura bernois Pierre Alain Schnegg (UDC) s'est exprimé de manière semblable. Appelant les perdants à "collaborer avec nous" tout en "respectant le canton du Jura et son patriotisme", il a assuré que "toutes les forces constructives sont les bienvenues".

Les plaintes n'y changent rien

M. Schnegg attend néanmoins désormais que l'on accepte enfin que la Question jurassienne soit terminée. L'Assemblée interjurassienne sera du reste dissoute le 10 novembre prochain. Les plaintes actuellement pendantes concernant le vote de Moutier n'y changent rien, a-t-il souligné.

A propos des procédures en cours, le gouvernement bernois ne souhaite pas prendre position. Il en reste au plan politique, tout en reconnaissant que chacun est libre de saisir la justice dans un Etat de droit.

Mais le président du gouvernement bernois tient quand même à répondre aux critiques selon lesquelles la votation de ce dimanche, en se déroulant avant que ne soient connues les conclusions des recours sur Moutier, aurait pu être faussée. Selon lui, le préfet rendra ses décisions avant de partir à la retraite fin novembre.