Gazenergie

Innovantes, les communes de montagne devraient être plus soutenues

Zürich, 15.07.2020

 

En Suisse, les communes sont responsables de la construction et du renouvellement de la plupart des infrastructures de base. De par leur topographie et leur faible densité démographique, celles de montagnes doivent parfois faire preuve d'innovation pour accomplir ces tâches. La question d'un financement à long terme doit être abordée.

Dans un communiqué publié mercredi, le Groupement suisse pour les régions de montagnes (SAB) et l’Association suisse Infrastructures communales (ASIC) appellent au développement d'une stratégie nationale, placée sous la responsabilité de la Confédération. Une vue d'ensemble des besoins d'investissements pour les décennies à venir est nécessaire, estiment les deux organisations.

Financement participatif pour la rénovation d'une école, connexion à la fibre optique grâce aux synergies ou à la solidarité des habitants, collaboration de plusieurs communes dans le domaine énergétique ou encore développement d'applications communautaires sont quelques-unes des vingt études de cas documentés par le SAB et l'ASIC. On le voit avec ces exemples: "les communes ont de bonnes pratiques et font tout ce qu'elles peuvent pour assumer leurs tâches", explique à Keystone-ATS le directeur du SAB Thomas Egger.

Mais elles ne peuvent être sur tous les fronts. "Elles sont confrontées à des limites qui pourraient être dépassées, si elles étaient davantage soutenues", estime Thomas Egger. C'est pourquoi le SAB et l'ASIC veulent pousser la Confédération à encourager et à soutenir à plus grande échelle les démarches innovantes mise en place dans certaines communes.

Besoins en hausse

L’entretien des infrastructures de base, comme l'approvisionnement en eau potable ou en énergie, du traitement des eaux usées, des voies de transport, de biens immobiliers, des ouvrages de protection et des réseaux numériques, entraîne, chaque année, des coûts très élevés. Et l’apparition de nouvelles technologies augmente encore les besoins d’investissement, note encore Thomas Egger.