Gazenergie

Greenpeace remercie Doris Leuthard pour la sortie du nucléaire

Zürich, 27.09.2018

 

Greenpeace est reconnaissante envers Doris Leuthard pour son rôle dans la sortie prévue du nucléaire de la Suisse, a communiqué l'organisation environnementale après l'annonce de la démission de la conseillère fédérale jeudi. "Elle est candidate à la médaille de sortie de l'atome."

La cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) est à remercier pour l'annulation de la construction de trois nouvelles centrales nucléaires peu après la catastrophe de Fukushima en 2011, selon Greenpeace. Mais aussi pour la sortie de l'atome de la Suisse prévue dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050, que Doris Leuthard a défendue.

Avec ces décisions, la conseillère fédérale a façonné la politique énergétique de la Suisse de manière décisive, écrit Greenpeace. L'ONG attend toutefois de voir avec quel sérieux l'abandon de l'atome sera conduit et critique la décision de réviser l'ordonnance sur l'énergie nucléaire qui permettrait selon elle de maintenir connectée au réseau la centrale vieillissante de Beznau (AG) pendant des décennies sans modernisation.

Critiques de Pro Natura

Pro Natura, de son côté, voit dans l'adoption de la Stratégie Biodiversité Suisse en 2012 un résultat réjouissant du mandat de Doris Leuthard. Cependant, le plan d'action qui l'accompagne a pris du retard et n'est pas suffisamment concret, selon l'ONG.

De plus, pendant son mandat, la conseillère fédérale n'a pas été en mesure de sensibiliser l'opinion publique à l'état alarmant de la biodiversité. "Le mandat de Doris Leuthard s'est notamment caractérisé par un assouplissement progressif de la protection des espèces menacées", selon Urs Leugger, secrétaire central de Pro Nature, cité dans un communiqué.

L'Initiative des Alpes pas satisfaite

Pour l'Initiative des Alpes, qui lutte pour la protection de l'espace alpin surtout via le transfert des marchandises de la route au rail, la cheffe du DETEC n'a pas donné d'élan significatif à la politique de transfert.

"Nous espérons que la ou le prochain responsable du Département des transports s'engagera plus activement en faveur du transfert des transports de marchandises au rail et de la protection des Alpes", a déclaré Jon Pult, président de l'Initiative des Alpes, dans un communiqué.