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France: le déficit commercial stable en septembre

Zürich, 08.11.2018

 

Le déficit commercial, l'un des grands points faibles de l'économie française, est resté stable en septembre à 5,7 milliards d'euros. Le repli des importations a permis de compenser la baisse des exportations, ont indiqué jeudi les Douanes.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le déficit cumulé a atteint 48,2 milliards d'euros, ont précisé les Douanes dans un communiqué. C'est légèrement moins que le chiffre atteint à la même période l'an dernier (49,3 milliards), ajoutent-elles.

Dans le détail, les exportations ont reculé de 1,8% en septembre, après avoir déjà baissé de 0,2% en août. Les importations se sont repliées de leur côté de 1,6%, alors qu'elles avaient bondi de 4,5% le mois précédent.

"Le solde commercial se détériore fortement pour les hydrocarbures naturels", soulignent les Douanes, qui précisent que les importations ont bondi de 0,8 milliard d'euros dans ce secteur, dans un contexte de flambée des cours du pétrole.

Ventes d'armes en hausse

Dans l'industrie automobile, les produits informatiques et électroniques, les métaux et l'industrie aéronautique, le solde commercial s'est à l'inverse amélioré, en raison pour ce dernier secteur d'une "poussée des ventes d'avions gros porteurs". Le matériel militaire a lui aussi vu "son solde progresser", "en raison d'un haut niveau des ventes", détaille le communiqué.

Par régions, la balance commerciale se détériore vis-à-vis de l'Afrique, en raison d'approvisionnements massifs en hydrocarbures naturels, mais aussi de l'Asie, du fait d'un nouveau reflux des ventes de produits aéronautiques et chimiques.

Le solde commercial s'améliore à l'inverse nettement avec le Proche et Moyen-Orient, tandis qu'il reste quasi stable vis-à-vis de l'Union Européenne, de l'Europe hors UE et de l'Amérique.

De son côté, le solde des transactions courantes est resté quasiment inchangé, à 1,9 milliard d'euros contre 2 milliards le mois précédent (en données corrigées des jours ouvrés), selon la Banque de France.

La balance des transactions courantes va au-delà des seuls échanges de biens, déficitaires depuis de longues années en France, en prenant en compte ceux des services ainsi que les revenus des investissements et ceux du travail versés entre agents économiques en France et à l'étranger.

C'est le solde des transactions courantes qui, in fine, détermine si un pays a acquis, sur une période, la capacité de prêter des capitaux au reste du monde, ou a besoin d'en emprunter.