Gazenergie

Damas promet de coopérer dans une enquête sur une attaque chimique

Zürich, 16.08.2017

 

La Syrie va coopérer avec les experts d'une commission internationale enquêtant sur l'attaque chimique de Khan Cheikhoun. Elle veut prouver qu'elle n'est pas impliquée, a annoncé mercredi le vice-ministre syrien des Affaires étrangères.

"Dans les prochains jours, nous recevrons une délégation" d'une commission conjointe de l'ONU et l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) qui enquête sur l'attaque d'avril au gaz sarin contre une localité rebelle dans la province d'Idleb (nord-ouest), a affirmé à la presse à Damas Fayçal Moqdad.

"Nous leur donnerons tout ce qu'ils veulent, pour prouver que la Syrie n'est pas derrière cette terrible attaque, qui en fin de compte a tué des Syriens", a indiqué M. Moqdad. Il a insisté sur "la conviction ferme que la Syrie n'a pas utilisé et n'utilisera pas d'armes chimiques et que ce sont les terroristes qui ont recours à de telles armes".

Damas pointé du doigt

Au moins 87 personnes, dont 30 enfants, ont perdu la vie le 4 avril dans l'attaque de Khan Cheikhoun qui avait provoqué une immense vague d'indignation internationale et la première frappe de Washington contre le régime de Damas. Par le passé, la commission a mis en évidence des attaques chimiques menées par des forces gouvernementales syriennes, ainsi que l'utilisation en 2015 par le groupe djihadiste Etat islamique de gaz moutarde.

Pour celle du 4 avril, Washington, Paris et Londres pointent du doigt le régime du président syrien Bachar al-Assad, qui nie fermement toute implication. Fin juin, l'OIAC a confirmé que du gaz sarin avait été utilisé lors de l'attaque de Khan Cheikhoun, sans toutefois pointer des responsables.

Raid meurtrier de la coalition

Un raid de la coalition internationale menée par les États-Unis contre la partie de Raqa encore aux mains du groupe Etat islamique a tué au moins 17 civils mercredi, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La coalition fournit un appui aérien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe engagée au sol pour chasser les djihadistes de l'EI de leur bastion du nord de la Syrie.

Selon l'OSDH, mercredi est le troisième jour de raids meurtriers menés par la coalition. Depuis lundi, au total 38 civils ont été tués dans ces frappes. La coalition internationale a pourtant affirmé à plusieurs reprises avoir pris des mesures pour éviter les victimes civiles.