Gazenergie

Damas nie fermement avoir mené une attaque chimique

Zürich, 09.09.2017

 

La Syrie a fermement rejeté vendredi le rapport de l'ONU attribuant à Damas la responsabilité d'une attaque meurtrière au gaz sarin en avril. Elle a assuré que le régime n'utilise pas d'armes chimiques "contre son peuple".

Mercredi, la commission d'enquête de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Syrie a estimé que les forces syriennes étaient responsables de l'attaque au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun, le 4 avril, qui a fait des dizaines de morts.

"Toutes les preuves disponibles permettent de conclure qu'il existe des motifs raisonnables de croire que les forces aériennes ont lancé une bombe dispersant du gaz sarin", écrivent les enquêteurs, soulignant que cela constitue des "crimes de guerre".

Dans une lettre adressée au président de la commission d'enquête, le gouvernement syrien, cité par l'agence officielle Sana, a rejeté les accusations. "La Syrie n'a pas utilisé et n'utilisera pas de gaz toxiques contre son peuple parce que, de toute façon, elle n'en a pas (...)". Damas a également accusé la commission d'avoir "politisé" son travail.

Le régime du président Bachar al-Assad nie constamment toute implication dans des attaques chimiques, assurant avoir remis tous ses stocks après un accord conclu en 2013. Mais en 2016, deux rapports d'enquêteurs de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) avaient conclu que Damas avait mené trois attaques au chlore en 2014 et 2015 dans le nord syrien.