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Cuba soutient le Venezuela face à Donald Trump

Zürich, 26.08.2017

 

Le gouvernement cubain a "fermement" dénoncé les sanctions prises vendredi par le président américain Donald Trump contre le Venezuela. Il a appelé l'Amérique latine à défendre les principes de la "zone de paix" convenue en 2014 entre les pays de la région.

"Cuba condamne fermement le décret signé aujourd'hui par le président des Etats-Unis Donald Trump, imposant de nouvelles et plus fortes sanctions économiques et financières" au Venezuela, a déclaré le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Abelardo Moreno. Ses propos sont reproduits samedi dans le journal Juventud Rebelde.

La Havane rejette "les mesures injustes, unilatérales, arbitraires, illégales et violant le droit international qui continuent à être prises contre le gouvernement constitutionnel dirigé par le président Nicolas Maduro", a annoncé M. Moreno.

Donald Trump a signé vendredi un décret interdisant d'acheter de nouvelles obligations émises par le gouvernement du Venezuela ou par la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

Zone de paix

Aux nouvelles mesures "s'ajoute l'affirmation selon laquelle 'aucune action militaire n'est prévue dans un avenir proche' contre cette nation amie. Cela signifie-t-il que nous devons nous attendre à ce que cela se produise plus tard ?", s'est interrogé le vice-ministre cubain.

M. Moreno a estimé que "notre Amérique ne doit pas oublier sa propre histoire. Il est impératif de défendre avec fermeté les principes et l'accord contenus dans la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes Zone de paix", adoptée en 2014 à La Havane pendant un sommet de la Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac). Fondé en 2011, cet organisme regroupe tous les pays du continent américain à l'exception des Etats-Unis et du Canada.

Le Venezuela est un allié politique important de Cuba et son deuxième partenaire commercial après la Chine. C'est le principal fournisseur de pétrole de cet Etat insulaire des Caraïbes, qui lui fournit en échange les services de milliers de médecins.