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Croissance robuste attendue en 2017 et 2018, selon des instituts

Zürich, 28.09.2017

 

L'économie allemande est portée principalement par la consommation intérieure. Et elle va enregistrer une croissance solide en 2017 et 2018, avant de ralentir légèrement en 2019, estiment jeudi les principaux instituts économiques allemands.

"La croissance a gagné en force et en amplitude", relèvent ces cinq instituts (Ifo, RWI, DWI, IWH, IfW) d'orientations politiques diverses, à l'occasion de leur pronostic commun d'automne. Le premier semestre 2017 a été marqué par un élan très soutenu, "grâce à l'impulsion des exportations, mais c'est la consommation intérieure qui reste la force motrice de la croissance", ajoutent les instituts.

Cette situation se traduit par l'attente d'une croissance économique de 1,9% en 2017, comme en 2016 et bien plus que le 1,5% attendu en avril par les instituts comme par le gouvernement allemand.

L'Allemagne a enregistré une croissance robuste de 0,6% au deuxième trimestre, après 0,7% au premier trimestre. Les derniers indicateurs publiés ont envoyé des signaux contradictoires sur le dynamisme de la première économie européenne au troisième trimestre. Mais les instituts penchent plutôt pour une stabilisation du rythme de croissance, après l'accélération marquée du premier semestre.

Démographie en cause

Pour 2018, les instituts prévoient désormais une croissance de 2%, contre 1,8% attendu jusqu'à présent. Mais ils envisagent un ralentissement de la croissance pour 2019, à 1,8%.

"L'économie allemande est dans une phase de reprise exponentielle mais qui ralentira nécessairement en fin de décennie, principalement pour des raisons démographiques", explique l'économiste Stefan Kooths, de l'institut d'économie internationale de Kiel au nord du pays, l'IfW.

Depuis quelques années, l'économie de l'Allemagne va de l'avant davantage grâce à la consommation de ses habitants, aidés par un marché du travail solide, des coûts faibles de l'énergie et une inflation très basse, que grâce aux exportations, longtemps moteur du pays.

Les exportations allemandes sont toutefois toujours en forme, soutenues par la croissance en zone euro et un euro faible, même si les effets de cette dépréciation ne peuvent pas encore véritablement se faire sentir.

Quant au marché de l'emploi, il va bénéficier fin 2017 de l'arrivée des réfugiés arrivés en Allemagne depuis 2015 et qui terminent leur cycle d'apprentissage de l'allemand.