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Croissance modeste en Suisse au 2e trimestre

Zürich, 05.09.2017

 

L'économie suisse a enregistré une modeste accélération de sa croissance au 2e trimestre 2017. Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,3% sur trois mois, une évolution qualifiée de décevante par les experts.

La croissance au premier trimestre a été revue à la baisse, à +0,1%, a indiqué mardi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Les premiers calculs faisaient part d'une progression de 0,3%. Sur un an, soit comparé au deuxième trimestre 2016, le PIB a progressé de 0,3%, contre +0,6% au trimestre précédent.

La croissance entre avril et juin reste conforme aux prévisions des économistes interrogés par awp. Mais elle se situe dans le bas de la fourchette des estimations.

On aurait pu attendre une plus forte accélération, a expliqué à l'ats Eric Scheidegger, chef de la Direction de la politique économique du SECO. L'économie mondiale évolue actuellement dans un environnement favorable. Plusieurs facteurs sont à la traîne en Suisse.

La valeur ajoutée a fléchi dans le commerce (-0,2%), l'administration publique (-0,1%) et le secteur de la santé (-0,1%). A l'inverse, l'industrie manufacturière a progressé de 0,9%, soit plus que la moyenne historique. A noter encore des impulsions positives dans les deux branches importantes que sont le secteur financier (+2,7%) et l'hôtellerie-restauration (+3,4%).

Consommation en hausse

Au niveau des dépenses, c'est la demande intérieure finale qui a soutenu la croissance, avec une embellie modérée de la consommation privée (+0,2%), principalement dans la santé, le logement et l'énergie, ainsi que les restaurants et hôtels. Les dépenses de consommation pour l'habillement, les chaussures, les meubles et l'aménagement intérieur ont reculé.

La consommation des administrations publiques a progressé (+0,3 %). La dynamique des investissements en biens d’équipement (+0,3 %) s’est essoufflée sur trois mois. Après deux trimestres anémiques, les investissements dans la construction ont repris de la vigueur (+0,8%).

Des impulsions négatives sont aussi venues des exportations qui n'ont que légèrement augmenté (+0,5%), explique le SECO. La balance commerciale des marchandises et des services a dans l’ensemble freiné la croissance. Les importations de marchandises ont bondi (+5,5%), aidées par les ventes de produits chimiques et pharmaceutiques.

Dynamique à confirmer

La correction effectuée pour le premier trimestre est particulièrement importante. Mais la croissance devrait se confirmer ces prochains mois. Une dynamique a été amorcée même si depuis trois trimestres, la croissance n'est pas soutenue, selon M. Scheidegger.

En juin, le SECO avait revu en baisse sa prévision de croissance pour l'ensemble de l'année 2017 à 1,4% contre 1,6% précédemment. Sa prochaine estimation sera publiée dans deux semaines. Les indicateurs sont positifs et laissent présager une nouvelle accélération, a ajouté M. Scheidegger.