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Accord politique de l'UE pour de nouvelles sanctions

Zürich, 21.09.2017

 

Les 28 Etats membres de l'Union européenne (UE) ont donné leur feu vert jeudi à l'adoption de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord en réponse à son essai nucléaire. Le président américain Donald Trump devait s'exprimer à ce propos dans la soirée voire dans la nuit.

Ces sanctions viendront compléter les sanctions décidées à l'ONU la semaine dernière et devraient notamment imposer une interdiction totale pour les entreprises européennes d'exporter du pétrole vers la Corée du Nord et d'y investir, ont indiqué deux sources diplomatiques interrogées à Bruxelles par l'AFP.

Les Européens veulent également placer de nouvelles personnalités, entreprises ou institutions nord-coréennes sur leur "liste noire", ce qui entraînera un gel de leurs avoirs dans l'UE et une interdiction d'entrer sur le territoire de l'Union.

Les ambassadeurs de 28 pays membres de l'UE ont donné jeudi leur "accord politique" à la rédaction de ces sanctions, dont l'adoption formelle pourrait intervenir lors de la prochaine réunion des ministres européens des affaires étrangères prévue le 16 octobre.

L'UE envisage aussi d'abaisser encore le plafond pour l'envoi de fonds en liquide en Corée du Nord, actuellement fixé à 15'000 euros, et demande à la Commission européenne de passer en revue, pour l'allonger, la liste de produits de luxe dont l'exportation vers la Corée du Nord est déjà interdite.

Les Européens veulent aussi limiter le nombre de travailleurs détachés nord-coréens, qui seraient 300 à 500 à travailler en Pologne, selon ces sources.

L'UE avait assuré qu'elle irait au-delà des sanctions onusiennes décrétées après le 6e essai nucléaire nord-coréen de début septembre. Au total, la "liste noire" de l'UE compte aujourd'hui 104 personnalités et 59 entités nord-coréennes dont les avoirs dans l'UE sont gelés et qui sont interdites de visas pour l'UE.